Guy Therrien – Communications & affaires publiques

Les politiques et les médias sociaux

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Les politiques devraient-ils s’engager dans les médias sociaux? Poser la question c'est déjà y répondre, car de plus en plus sont déjà sur Twitter ou Facebook, s’organisent sur Ning ou disposent d’un blogue. Certains le font mieux que d’autres, mais la vaste majorité des candidats et des partis intègre maintenant ces nouvelles plateformes de diffusion que sont les médias sociaux avant et pendant la campagne. Une fois élu, c’est une autre histoire!
 
Mais pourquoi utiliser les médias sociaux? Pour différentes raisons, dont les principales sont : mobiliser les sympathisants, rejoindre les électeurs et organiser des opérations de levée de fonds.
 
Beaucoup ont en tête la campagne d’Obama lors de la dernière présidentielle américaine dans l’espoir sans doute de reproduire ces résultats, notamment les résultats en levée de fonds, soit un demi-milliard de dollars. Par contre, on peut difficilement faire du copie collé, trop de facteurs militent pour un particularisme de campagne, surtout dans sa forme présidentielle. D’autant plus que les campagnes américaines ont une durée qui se compte en mois, comparativement aux nôtres qui se compte en semaines. Raison de plus pour se préparer d’avance,  question de bien établir sa présence sur les réseaux sociaux et d’intégrer le tout dans sa stratégie de campagne et de faire sortir le vote le jour du scrutin.
 
Mais l'utilisation des nouveaux médias n'est jamais sans risque comme l'a récemment constaté un candidat travailliste :  celui-ci aurait été exclu du Parti travailliste britannique après avoir insulté opposants politiques et électeurs à partir de son compte Twitter. Cet incident a été une journée perdue pour les travaillistes et une démonstration que ce qui se dit en ligne a une permanence qui devrait inciter à davantage de retenue. C'est définitivement un conseil à prodiguer aux candidats lors des séances de formation données par les partis.
 
Vous souvenez-vous d’Howard Dean et de Meetup? 
 
Aux États-Unis depuis 1992, à chaque cycle électoral, les consultants, partis et candidats ont pénétré davantage Internet d’abord et les médias sociaux ensuite. Après le site Web statique de la décennie 90, tous les candidats se devaient d’inclure de la vidéo, un blogue, une chaîne sur Youtube, une page Facebook et un compte Twitter. Idem au Canada, en France ou ailleurs. C’est sans parler de tous les autres outils ou applications que l’on ne connaît pas encore, mais qui inévitablement nous feront se demander a posteriori comment on a pu vivre sans eux. Question de mode? Non, il faut simplement rejoindre les électeurs là où ils sont et suivre ceux qui s’informent davantage sur Internet, même si beaucoup le font en consultant des médias plus traditionnels qui sont eux-mêmes en ligne.
 
Lire également : A 'new media election'?

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