Selon une étude rendue publique le 12 novembre dernier par le cabinet de relations publiques Weber Shandwick, même si 88 % des organisations sans but lucratives aux États-Unis utilisent les médias sociaux, à peine 51 % d’entre elles sont des utilisateurs actifs. Et même si 67 % des organismes considèrent que les médias sociaux ont un impact positif dans leur communication avec des clientèles externes plus larges, elles sont plus sceptiques quant à leur efficacité pour rejoindre des clientèles externes clés comme les médias, les donateurs ou les décideurs politiques.
Les médias traditionnels remportent encore la palme
Dans ce contexte, faut-il se surprendre d’apprendre que 67 % des personnes interrogées considèrent que les médias traditionnels sont plus efficaces que les médias sociaux (22 %) dans le cadre des opérations de levée de fonds. D’ailleurs, pour 79 % d’entre elles, la valeur des médias sociaux reste à prouver. Il y a donc encore loin de la coupe au lèvre avant que les organisations intègrent de manière continue les médias sociaux dans leur coffre d’outils, alors qu’elles soulignent (52 %) ne pas disposer actuellement de l’infrastructure, du personnel ou de l’expertise nécessaire pour exploiter pleinement le potentiel offert par les médias sociaux. Des résultats que l’on pourrait facilement transposer au Canada et au Québec, tous secteurs confondus.
Mais pour ceux qui décident d’exploiter ne serait-ce qu’une partie des possibilités offertes, ceux-ci disposeront d’une plateforme exceptionnelle de diffusion, mais surtout de communication. Il n’y a pas de recette pour réussir avec les médias sociaux.
Par contre, il est important de revenir à l’essentiel, soit :
- Définissez vos attentes par rapport aux médias sociaux. Ils ne vous permettront pas à eux seuls de tout régler, de vos problèmes financiers au recrutement, en passant par le positionnement de votre organisation. Par contre, dites-vous que les coûts d’une campagne utilisant ces plateformes sont relativement assez bas comparativement aux médias dits traditionnels et faciles d’utilisation. Remarquez que je n’ai pas dis gratuit, car les coûts salariaux et tout ce que vous engagez pour la création et la mise à jour des contenus doivent être imputés quelque part. Des coûts qu’ils ne faut pas négliger!
- Établissez des objectifs réalistes face aux médias sociaux. Désirez-vous accroître votre notoriété, augmenter le nombre de visites à votre site Web ou sur votre blogue, engager un dialogue avec une clientèle plus large? Idem pour les outils sur lesquels vous jetterez votre dévolu. Vous ne pourrez pas tous les prendre, il est donc important de les choisir soigneusement, de les intégrer dans votre plan de communication et surtout dans vos habitudes de communication. C’est une chose de créer un compte Twitter ou une page Facebook, s'en est une autre d'y investir les ressources nécessaires pour créer des contenus et maintenir pertinents ses canaux de communications.
- Prenez le temps d’expliquer à votre conseil d’administration les bénéfices attendus et les clientèles visées avec les médias sociaux. Répondez à toutes les questions, ne faites pas l’erreur d’enjoliver la réalité et expliquez que leurs déploiements viendront appuyer les objectifs de communication et, nécessairement, parce que l’argent est le nerf de la guerre, de levée de fonds. Faites-vous des alliés au sein du conseil d’administration et soyez honnête dans vos réponses. Si ce n’est pas déjà fait, mettez sur pied un comité bénévole de communication qui appuiera votre conseil d’administration. N’oubliez pas de nommer un porteur de ballon à l’interne, parmi vos employés, une personne qui prendra à charge cette responsabilité et qui voudra grandir avec elle.
- Pensez à vous allier avec une firme locale de communication/marketing ou un professionnel du secteur qui partage vos objectifs, surtout si vous ne disposez pas des ressources internes suffisantes pour profiter pleinement du potentiel offert par les médias sociaux.